Définition
La fonction logarithme népérien, [math], est continue et strictement croissante de [math] dans [math].
Elle réalise une bijection entre ces deux ensembles. Sa bijection réciproque est la fonction exponentielle de [math] dans [math], notée [math].
Pour tout réel strictement positif [math] et pour tout réel [math] :[math]
- [math] car [math].
- [math] car [math].
- [math] car [math].
Les fonctions logarithme népérien et exponentielle sont réciproques l’une de l’autre, c’est à dire…
- Pour tout réel strictement positif [math],[math]
- Pour tout réel positif [math],[math]
Propriété fondamentale
Soient [math] et [math] deux réels. Alors :[math]
Soient [math] et [math] deux réels quelconques, et on pose [math] et [math].On a donc :[math]On en déduit :[math]En utilisant la bijection réciproque, on obtient :[math]Ce qui est le résultat annoncé.
La fonction logarithme transforme les produits en somme.
La fonction exponentielle transforme les sommes en produit.
[math] étant des réels quelconques, on a :[math]
Elle se fait par récurrence sur l’entier [math], en utilisant le résultat précédent.
[math] et [math] étant deux réels quelconques, on a :[math]En particulier :[math]
[math], d’où le résultat.
En particulier : [math].
[math] étant un réel quelconque et [math] un entier relatif, on a :[math]
Résultat immédiat pour [math] et [math].
Pour tout entier naturel supérieur ou égal à [math], on reprend le résultat précédent avec [math] réels tous égaux au réel [math].
Soit [math] un entier strictement négatif. On pose [math] et on a :[math]
Autre notation
Commençons par quelques remarques :
- Nous savons que, pour tout entier relatif [math], on a [math].
En utilisant la bijection réciproque, on obtient :[math] - Soit [math] un réel quelconque et [math] un entier naturel non nul.[math]On en déduit :[math]
- Soit [math] un rationnel. On sait que [math] s’écrit sous la forme [math], où [math] est un entier relatif et [math] un entier naturel non nul.[math]On en déduit :[math]Donc :[math]
On généralise à tous les réels cette propriété à l’aide de la définition suivante :
Pour tout réel [math], on pose [math].
On peut réécrire à l’aide de cette nouvelle formulation, les propriétés fondamentales de la fonction exponentielle :
- Pour tout réel [math] strictement positif et pour tout réel [math] :[math]
- Pour tous réels [math] et [math] :[math]
- [math] étant des réels quelconques :[math]
- Pour tout réel [math] et pour tout entier relatif [math] :[math]
Dérivabilité et recherche de primitives
La fonction exponentielle est dérivable sur [math], et on a :[math]
Montrons que la fonction [math] est dérivable sur [math].
Pour cela, nous allons montrer qu’elle est dérivable en un réel [math] fixé en calculant la limite du taux de variation [math].
Posons [math] et [math], et nous avons donc [math] et [math].
Les fonctions [math] et [math] étant continues, dire que [math] tend vers [math] est équivalent à dire que [math] tend vers [math].
D’où :[math]Nous avons ainsi démonter que [math] est dérivable en [math] et que [math], ceci pour tout réel.Nous aurions pu aussi raisonner de la façon suivante à condition de savoir au préalable que la fonction [math] est dérivable sur [math] ; cette méthode permet de retrouver la formule.
Nous savons que : pour tout réel [math], [math].
En dérivant les deux membres de cette égalité, on obtient :[math]Soit :[math]Finalement :[math]
Soit [math] une fonction définie et dérivable sur un intervalle [math], alors la fonction [math] est aussi dérivable sur [math], et on a, pour tout réel [math] appartenant à [math] :[math]
Nous avons : [math].
On utilise donc le théorème de dérivation d’une fonction composée.
Pour tout réel [math] appartenant à [math] :[math]
Considérons la fonction [math], et posons [math].
La fonction [math] est définie et dérivable sur [math], nous en déduisons donc que la fonction [math] est elle aussi dérivable sur [math]. D’autre part, pour tout réel [math], [math].
Nous en déduisons le théorème suivante.
Soit [math] une fonction définie et dérivable sur un intervalle [math].
Alors la fonction [math] est une primitive sur [math] de la fonction [math].
Calculer la primitive [math] sur [math] de la fonction [math] définie par [math] vérifiant [math].
On a [math] avec [math].
D’où, pour tout réel [math] :[math]Il reste à déterminer [math] tel que [math].
En remplaçant [math] par [math] dans [math], on obtient [math].
La primitive cherchée est donc, pour tout réel [math], [math].